fait face à un accident industriel grâce à la Médiation du crédit aux entreprises.
« La Clinique des Lilas, dont j’assure la direction, est un établissement hospitalier reconnu de 150 salariés, spécialisé en chirurgie orthopédique et en traumatologie sportive. Il accueille notamment des sportifs de haut niveau.
Cela ne l’a pourtant pas empêché de subir, en 2009, de fortes difficultés de trésorerie, dues notamment à un accident industriel. La clinique a aussi beaucoup pâti de la crise économique : la plupart des opérations chirurgicales qui y sont pratiquées sont planifiées à l’avance et peuvent aussi bien être reportées en période difficile. Un recours au crédit s’est avéré nécessaire pour passer ce cap, mais les banques se sont montrées très frileuses.
J’ai donc saisi en novembre 2009 la médiation du crédit aux entreprises, de manière simple sur Internet. Le médiateur départemental m’a contacté deux jours plus tard, puis m’a proposé une entrevue avec l’ensemble des partenaires bancaires de la clinique. Dès que les banques ont été au courant, j’ai senti une écoute différente. Certes, le médiateur ne peut rien imposer et j’ai dû consentir à des efforts, mais cela a permis de mettre tout le monde autour d’une table et de discuter. Dans la relation avec les banques, la médiation est une autorité morale. Elle est un soutien psychologique fort pour le chef d’entreprise qui se sent souvent très seul devant les banques. Elle lui permet de se concentrer sur ses projets d’avenir.
Grâce à l’appui de la médiation, une restructuration bancaire a pu être menée à bien, avec le soutien des banques. Mes interlocuteurs bancaires, que j’ai d’abord connus réticents, et avec lesquels j’ai conservé d’excellentes relations, montrent désormais leur compréhension quant au fait que tout entrepreneur peut avoir un accident industriel. »